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« Veuve, j’envisage de me remarier »

S'interroger

Se remarier après un veuvage ?

Jeune maman de 33 ans, Albane vit seule avec ses deux enfants depuis le décès d’Eric, son mari. Il y a quelques mois, elle a fait la connaissance d’Antoine, un charmant célibataire, avec qui elle envisage un remariage. Non sans interrogations.


« Je me suis mariée à 25 ans, avec Eric. Nous étions amoureux depuis le lycée et c’est très naturellement qu’à l’issue de nos études, nous avons choisi de nous unir à la mairie et à l’église. Il était fondamental pour nous de prendre Dieu comme premier témoin de notre engagement. Eric était issu d’une famille très croyante et, pour lui, la question de l’existence de Dieu ne s’est jamais posée. Mon cheminement spirituel a été moins linéaire.Nous étions mariés depuis 5 ans seulement lorsqu’Eric est décédé, victime d’une rupture d’anévrisme. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule avec nos deux enfants. Il a fallu absorber ce choc, la tristesse, la révolte qui en a résulté. Puis, il y a eu le temps du deuil, un temps long fait de rémissions et de rechutes aussi.


Aujourd’hui, j’ai retrouvé la paix, bien aidée par ma famille, mes ami(e)s et mes deux enfants qui me poussent constamment à sortir de moi-même. Je sens mon cœur à nouveau prêt à aimer.  J’ai ainsi rencontré Antoine, un charmant célibataire avec lequel j’avais des amis communs. Notre relation s’approfondissant, les sentiments naissant, la question du mariage est de plus en plus prégnante. Mais beaucoup de questions de bousculent dans mon esprit.

Des questions « pratiques » tout d’abord : vais-je m’habituer à la présence d’Antoine dans ma maison ? Ne vais-je pas passer mon temps à le comparer avec Eric ? Est-ce qu’il s’entendra bien avec mes enfants sur le long terme ? Et eux, vont-ils l’accepter comme un papa de substitution ? Comment garder vivant dans leurs têtes la mémoire de leur « vrai » père ? Parfois aussi, je pense à l’éventualité de la mort d’Antoine. Serai-je capable de vivre un deuxième veuvage ? Je préfère ne pas trop y penser pour l’heure…

Il n’est pas simple d’entrer dans une nouvelle relation amoureuse lorsqu’on a déjà été marié. Depuis son décès, j’ai conscience d’idéaliser la personne d’Eric qui avait comme chacun ses défauts. C’est bien connu, on retient plus facilement les bons que les mauvais moments.

« L’Eglise ne s’est jamais opposée au remariage »

Je me suis également tournée vers le prêtre ami qui nous a mariés, Eric et moi. J’ai pu lui demander quelle était la position de l’Eglise sur la question du remariage, si elle le permettait ou non. Il m’a expliqué que l’Eglise ne s’était jamais opposée pas au remariage. Elle est « experte en humanité » m’a-t-il expliqué (précisant que cette formule était du pape Paul VI).

L’Eglise sait ainsi qu’il est dur pour un veuf/une veuve – d’autant plus encore jeune comme moi - de rester sans compagnon de route et de devoir assurer seul l’éducation des enfants. Choisir le célibat après le décès de son conjoint est de l’ordre de l’appel intérieur, une forme de vocation que l’Eglise respecte. Mais elle sait aussi que lorsque des enfants sont là, il est important qu’ils puissent grandir au sein d’un foyer, entouré d’un homme et d’une femme.


Je me suis sentie apaisée par cet entretien. Non, il n’est pas illégitime, irrespectueux pour la mémoire d’Eric, d’envisager un nouveau mariage. Aujourd’hui, nous continuons de cheminer avec Antoine. Si nous avons clairement évoqué le désir de nous marier, Antoine sait et respecte ma volonté d’aller doucement. Je sais que je ne suis pas seule dans cette nouvelle aventure. Je sens le Christ tout proche de moi. Tout comme Eric, à qui je confie quotidiennement cette nouvelle histoire. »

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