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Que penser de la masturbation ?

S'interroger

 

"Se masturber, c’est normal, c’est anodin, c’est même une expérience utile, bonne pour l’équilibre physique et psychique..."

 

On fait une première expérience de la masturbation pour des raisons diverses : curiosité ou découverte brutale de sa sexualité, lectures, TV, entraînement avec les copains, solitude, compensation affective, angoisses...

 

Le plaisir physique qui lui est associé conduit très vite à reproduire et multiplier l’acte initial de masturbation. L’habitude est rapidement créée et c’est là où réside le danger car plus on s’y enfonce et plus il est difficile d’en sortir. Cette pulsion entend être assouvie et nous « libérer », or, doucement elle nous asservit.

La masturbation source d'épanouissement ?

 

Mais après tout, pourquoi ne pas l’assouvir ? Pourquoi culpabiliser puisqu’on entend souvent : « se masturber, c’est normal, c’est anodin, c’est même une expérience utile, bonne pour l’équilibre physique et psychique... » ?

Pourtant, au-delà de tout précepte religieux, chacun s’aperçoit rapidement que la masturbation ne conduit pas à l’épanouissement recherché…

 

…Une jeune femme nous avouait son besoin régulier de masturbation. A notre question : « Comment te sens-tu juste après ta masturbation ? », elle répondit : « Triste ! J’aimerais tellement qu’à cet instant, l’on me serre dans les bras… » .

 

…Un homme célibataire nous confiait également : « Juste après ? Je suis seul, comme un imbécile, dans ma salle de bain, le pantalon sur les chevilles. Alors, un sentiment amer de tristesse, de honte et de solitude m’envahit… J’ai envie de pleurer. ».

 

La masturbation risole

 

Finalement, cette masturbation qui « libère » nous blesse, nous attriste, nous enferme. Pourquoi ? Parce qu’elle souligne charnellement notre solitude, notre demande d’affection, nos angoisses, notre aspiration à aimer. La masturbation ne comble pas notre désir le plus intime : jouir d’aimer et d’être aimé. Seule cette jouissance partagée dans la tendresse d’un couple aimant et engagé comble et équilibre chacun durablement.

 

Chaque fois que j’utilise mon corps d’une façon qui ne correspond pas à la finalité pour laquelle il a été créé ; aimer être aimé, donner et accueillir la vie ; je le dissocie, je désunis ce que je suis : cœur, corps, esprit. Cette dissociation me fait perdre mon équilibre, mon centre de gravité, ma joie, ma sérénité et ma capacité d’ouverture.

 

La masturbation rend triste

 

La masturbation même si elle apporte un plaisir immédiat, rend triste parce qu’elle referme sur soi et isole des autres. Peu à peu, par le biais de l’imaginaire, on est pris dans une spirale et on se découvre enfermé dans une culpabilité qui rend plus difficile encore l’ouverture aux autres et à un véritable amour. Cette culpabilité affaiblit aussi l’image de soi, la volonté, en lui faisant douter qu’il y ait une espérance.

 

Comment se libérer de la masturbation ?

 

Se libérer de la masturbation ? Difficile mais pas impossible ! Il s’agit d’exercer notre liberté, notre volonté et notre espérance. Fuir les occasions de chutes (images, lectures, propos…), savoir que lorsque survient un désir de masturbation passer à autre chose et s’y investir suffisent à détourner cette énergie vers une action plus valorisante. « Lorsque je sens que je vais déraper, je téléphone à une amie pour papoter, je pars faire des courses et je m’aperçois que ma pulsion s’est souvent évanouie aussi vite qu’elle est venue. Victoire après victoire, je revis et rends grâce pour toutes les nouvelles choses réalisées ! » nous confiait Virginie dernièrement. Ne pas s’isoler et privilégier l’ouverture aux autres à travers des activités saines, authentiques, fraternelles, valorisantes.

 

Il est possible de sortir de l’ornière de la masturbation. Le premier pas est de croire qu’on est maître de sa sexualité : pas toujours, sans doute, de son imagination, mais en tout cas de ses actes. À partir de là, peut commencer toute une rééducation qui va comprendre, avec le pardon (celui-ci fortifie la volonté et l’espérance), des actes posés pas à pas, la garde des yeux et du coeur, une hygiène de vie (sommeil, sport, alimentation), le don de soi dans le service des autres.

 

Cette rééducation est un chemin de vie et va faire de nous des hommes et femmes debout, unifiés et prêts à s’ouvrir, accueillir, aimer et être aimés !

 

 Sources :

• « Il est vivant », hors série juillet 2007 "50 questions sur la vie et l'amour".

 

• Olivier ORNA, co-fondateur de Theotokos.fr

 

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