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Soins énergétiques, Reiki, chamanisme, magnétisme, féminin sacré

S'interroger

Soins énergétiques, Reiki, chamanisme : pourquoi ces pratiques attirent autant, quelles questions spirituelles posent-elles?

Depuis plusieurs années, nous constatons sur Theotokos que de nombreuses personnes engagées dans une démarche spirituelle sincère ont exploré, parfois profondément, des pratiques comme le Reiki, le magnétisme, le chamanisme, les soins énergétiques, les mantras, l'initiation au "réveil des consciences", au "féminin sacré" et certaines formes de méditation orientale, telles que l'ouverture des chakras, le LaHoChi ou d’autres approches dites « vibratoires » ou « énergétiques ».

Avant toute chose, nous voulons dire ceci avec beaucoup de respect et de délicatesse : la plupart de ces personnes ont un vrai sens du sacré, un coeur et une sensibilité ouverte à une quête spirituelle, une recherche de sens et de Vérité.

Nous rencontrons effectivement souvent des hommes et des femmes particulièrement sensibles, empathiques, attentifs à la souffrance des autres, profondément en quête de paix, de guérison, de cohérence intérieure ou de sens. Beaucoup portent des blessures, ont traversé des épreuves, des deuils, des ruptures ou des fragilités affectives. Et c’est justement les personnes qui ont un cœur ouvert et une réelle sensibilité spirituelle qui deviennent parfois vulnérables à certaines propositions spirituelles contemporaines.

Pourquoi les soins énergétiques et les spiritualités alternatives attirent autant aujourd’hui

Notre époque est marquée par une immense soif spirituelle et un besoin de consolation.

Beaucoup ressentent que le matérialisme, la consommation, l’hyperconnexion ou la performance ne suffisent plus à nourrir l’âme humaine. Alors on cherche. On explore. On expérimente. Et certaines pratiques procurent parfois des sensations réelles :

- apaisement,

- émotion spirituelle,

- impression d’énergie,

- sentiment d’alignement,

- expériences intérieures fortes,

- impression d’être “connecté”.

Il serait inexact de nier que certaines personnes vivent des expériences subjectivement puissantes. 

Mais une question essentielle demeure : Quelle est la source spirituelle de ce que je vis ? Car dans la foi chrétienne, tout ce qui est spirituel n’est pas nécessairement bon, neutre ou compatible avec l’Évangile.

 

Reiki, magnétisme, chamanisme : que recherchent réellement les personnes qui s’y tournent ?

Derrière les soins énergétiques, le magnétisme, le chamanisme, le Reiki ou certaines pratiques spirituelles alternatives, il y a souvent une recherche profondément humaine.

Une recherche de paix intérieure. Une recherche de guérison émotionnelle. Une recherche d’amour, d’écoute, de sens ou de consolation.

Beaucoup de personnes attirées par ces univers sont hypersensibles, empathiques, intuitives, ouvertes à l’intériorité et au spirituel. Certaines ont souffert de blessures affectives, de rejet, de solitude ou d’un manque de sens dans leur vie.

Et parfois, ces pratiques semblent offrir :

- une écoute,
- une communion fraternelle
- une forme de douceur,
- un sentiment de compréhension,
- un mieux-être immédiat,
- une impression d’harmonie intérieure.

Il est donc important d’éviter les jugements simplistes.

La plupart des personnes engagées dans ces démarches cherchent sincèrement une forme de lumière.

Mais une quête sincère peut parfois emprunter des chemins spirituels qui ne conduisent pas réellement vers Dieu.

Le christianisme est-il compatible avec les pratiques énergétiques ?

C’est une question que beaucoup se posent aujourd’hui : peut-on être chrétien et pratiquer le Reiki, le magnétisme, le chamanisme ou certaines pratiques énergétiques ?

Le christianisme ne propose pas une technique d’élévation de conscience, une maîtrise des énergies ou une fusion avec une force impersonnelle.

La rencontre avec une personne : Jésus-Christ.

Dans l’Évangile, le salut ne vient pas d’une vibration, d’une fréquence, d’un rituel énergétique ou d’une initiation secrète ou de mantras. Il vient d’un Dieu qui aime, qui parle, qui se donne et qui entre en relation avec l’homme.

Beaucoup de pratiques ésotériques contemporaines reposent au contraire sur :

- la manipulation d’énergies invisibles,
- des initiations,
- des états modifiés de conscience,
- des guides spirituels,
- des symboles ou rituels,
- une logique d’auto-divinisation (“le divin est en moi”, “je suis mon propre maître”).

Même lorsque ces pratiques utilisent parfois des mots chrétiens ou parlent “d’amour”, de “lumière” ou de “bienveillance”, leur fondement spirituel est souvent profondément différent de la foi chrétienne.

Le danger d’une spiritualité centrée sur soi et les “vibrations”

Au départ, la recherche est souvent sincère :
- aller mieux,
- guérir,
- retrouver la paix,
- comprendre ses blessures,
- développer son intériorité.

Mais peu à peu, certaines pratiques peuvent conduire à une forme de recentrage sur soi, un "auto-centrage" :

- mon énergie,
- mon alignement,
- ma vibration,
- mon éveil,
- ma fréquence,
- mon développement spirituel.

La vie spirituelle risque alors de devenir une exploration de soi presque infinie, où l’on cherche moins Dieu que son propre ressenti intérieur.

Dans beaucoup de spiritualités contemporaines, le ressenti devient progressivement le critère principal de discernement.

On apprend à “suivre ses vibrations”, à rechercher ce qui procure immédiatement paix, énergie ou bien-être… et à fuir ce qui paraît lourd, vide ou inconfortable.

Or, la foi chrétienne ne se réduit pas au ressenti.

Dans la vision chrétienne, le chemin spirituel conduit certes à une unification intérieure, mais il ne se referme jamais sur soi-même. Au contraire, ce chemin ouvre à Dieu et aux autres : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés" (Jean 15, 12)

Le christianisme nous conduit :

- vers Dieu,
- vers les autres,
- vers le don de soi,
- vers l’amour concret,
- vers une sortie de soi.

Le Christ ne nous invite pas à découvrir “le divin caché en nous” comme une puissance intérieure à développer.

Il nous invite à accueillir humblement un Dieu qui vient à notre rencontre et qui nous appelle à aimer.

Et paradoxalement, c’est souvent en cessant d’être focalisé sur soi-même que l’on trouve une paix plus profonde.

Pourquoi le désert spirituel fait aussi partie du chemin chrétien

Dans beaucoup de spiritualités énergétiques contemporaines, on recherche en permanence des expériences spirituelles positives :
- des sensations,
- des vibrations,
- des émotions fortes,
- des états de bien-être

Mais dans la foi chrétienne, l’absence de sensations agréables ne signifie pas nécessairement que Dieu est absent.

Le désert fait partie du chemin spirituel. Jésus lui-même a traversé :

- le désert,
- la solitude,
- la tentation,
- l’angoisse,
- l’abandon,
- l’agonie,
- la Passion.

Les grands saints parlent eux aussi de nuits spirituelles, de sécheresses intérieures, de périodes où la prière semble vide et où Dieu paraît silencieux.

Et pourtant, ces passages deviennent souvent des lieux de croissance profonde.

Le christianisme ne propose pas une quête permanente d’expériences spirituelles agréables ou de vibrations positives. Il propose un chemin de fidélité, de confiance et d’amour, y compris dans les périodes de pauvreté intérieure.

Car l’amour véritable mûrit souvent dans la durée, dans la fidélité, dans l’épreuve traversée et dans le don de soi.

La foi chrétienne nous apprend que Dieu agit aussi dans le silence, dans la faiblesse, dans l’attente et parfois même dans une apparente absence.

Et cela demande une autre forme de confiance : non plus chercher sans cesse à “ressentir”, mais apprendre à demeurer.

Pourquoi l’Église appelle à la vigilance face à certaines pratiques ésotériques

L’Église ne met pas en garde contre ces pratiques pour “faire peur”. Elle le fait parce qu’elle a observé, au fil des années, des conséquences parfois lourdes :

- confusion spirituelle,
- état dépressif : peurs ou angoisses inexpliquées
- dépendance à certains “thérapeutes” ou soins énergétiques,
- fragilités psychologiques accentuées,
- fascination pour l’ésotérisme,
- éloignement progressif de la foi chrétienne,
- difficulté à discerner le vrai du faux, à se donner

Certaines personnes témoignent aussi avoir commencé “pour aider”, “pour soulager”, “pour faire du bien”… avant de se retrouver entraînées dans des univers spirituels de plus en plus flous ou inquiétants.

Et il faut le dire avec douceur mais vérité : on peut sincèrement vouloir faire le bien… tout en empruntant un chemin qui n’est pas bon.

Dieu écrit droit avec nos courbes : quand certaines errances deviennent un chemin vers le Christ

Mais il est essentiel d’ajouter ceci avec beaucoup d’humilité : les chemins humains sont rarement parfaitement rectilignes.

Certaines personnes sont arrivées jusqu’au Christ après des années d’errance spirituelle, de recherches multiples, de blessures ou de chemins parfois confus.

Dieu écrit souvent droit avec nos courbes.

Il arrive que des hommes et des femmes aient cherché sincèrement la lumière dans des pratiques diverses avant de découvrir progressivement que ce qu’ils cherchaient profondément depuis toujours… c’était en réalité le Christ.

Car derrière certaines démarches spirituelles, il y a souvent une véritable soif :

- une soif d’absolu,
- une soif de guérison,
- une soif d’amour,
- une soif de paix,
- une soif de présence divine.

Et cette soif peut devenir, malgré les détours, un chemin qui conduit peu à peu vers Jésus.

Beaucoup témoignent avoir découvert dans la foi chrétienne quelque chose de profondément différent : non plus une technique, non plus une recherche de pouvoir spirituel, non plus une quête infinie de soi-même, mais une rencontre.

La rencontre avec un Dieu qui aime gratuitement. Un Dieu qui n’attend pas une performance spirituelle, un niveau vibratoire ou une initiation particulière, mais simplement un cœur qui accepte de se laisser aimer.

Une invitation au discernement… et à la confiance

Cet article n’a pas pour but de juger, d’humilier ou de condamner qui que ce soit. Il est une invitation au discernement lié à mon propre cheminement et aux témoignages reçus à travers 20 ans d'accompagnement de célibataires et de couples enquête de Vérité.

Une invitation à se poser honnêtement certaines questions :

- Cette pratique me rapproche-t-elle vraiment du Christ ?
- Me conduit-elle vers davantage d’amour concret, incarné et de liberté intérieure ?
- Suis-je dans une relation de confiance avec Dieu… ou dans une recherche de maîtrise spirituelle ?
- Est-ce Dieu que je cherche… ou des sensations spirituelles ?

Le Christ n’est pas venu proposer une technique supplémentaire de bien-être spirituel. Il est venu offrir sa présence, sa vérité, son amour et sa Lumière (« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie." Jean 8,12-20)

Et parfois, revenir à Lui demande de renoncer à certains chemins pourtant séduisants. Mais ce renoncement n’est pas une perte.

C’est souvent le commencement d’une paix plus profonde. D’une liberté intérieure plus vraie.

Et d’une rencontre vivante avec Celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Jean 14,6

Que le Seigneur conduise et bénisse notre chemin, avec Lui et en Lui, par-delà nos blessures et nos fragilités. Seul Lui peut véritablement les guérir et les rendre fécondes !

Fraternellement,

Olivier Orna Co Fondateur TheotokosOlivier ORNA

Co-fondateur de Theotokos et du festival Christ Consolateur

 

 

 

 

Pour aller plus loin : Témoignage de Nelly Gillant,  ancienne maitre Reiki lors de la 1ère édition du festival Christ Consolateur

"De maitre Reiki à Jésus !"